animals communication (dogs)

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animals communication (dogs)

Category: Capstone Project

Subcategory: Communication

Level: High School

Pages: 4

Words: 1100

LA COMMUNICATION ENTRE LES CHIENS

Les chiens, comme tous animaux sociaux communiquent entre eux à l’aide d’un système de communication composé d’un vaste répertoire non-verbal. Les trois principaux canaux utilisés par les chiens sont : canal olfactif, canal auditif et canal visuel. Ce système communicatif sert à assurer l’existence d’une meute en harmonie : assurer la nutrition, la procréation et le respect de la hiérarchie entre ses membres, etc.
Selon l’éthologue australienne K. Lorenz (Lorenz, 50) les mécanismes d’échanges d’information entre les chiens ont très peu en commun avec le mécanisme de la langue humaine.
Contrairement à la langue humaine, où tous les messages verbaux et non verbaux sont fortement conditionnels et leurs interprétations dépendent de la situation ou du statut des personnes qui parlent, la signification des différents signes, mouvements ou autres messages non-verbaux chez les chiens est exacte, non conditionnel et est déterminée par les réactions instinctives innées (Lestel, 92). Ainsi, le « langage » des chiens est beaucoup plus conservative, rigide et n’a pas lieu aux interprétations ; leurs « rituels » sont standard et obligatoires.
Regardons un par un les trois canaux de communication et leurs utilisations par les chiens.
LE CANAL OLFACTIF
Comme tous les animaux, les chiens communiquent entre eux à l’aide des odeurs par deux façons: soit ils essaient de transmettre leur odeur aux éléments de l’environnement, soit, à l’inverse, ils essaient de reporter l’odeur de l’environnement sur leurs corps.
Les substances telles que l’urine, les matières fécales, les substances des glandes sébacées, les sécrétions vaginales et la salive sont tous des sources d’informations précieuses pour les chiens.
Vu que les chiens ont un sens de l’odorat bien développé, le comportement lié à l’identification des marques olfactives et la capacité à laisser ses propres marques joue un rôle primordial dans la communication des chiens.
Le plus grand nombre d’informations est transmis sans doute avec l’urine. Ainsi par exemple, grâce aux messages transmis avec l’urine les mâles déterminent clairement si la femelle est prête à s’accoupler.
Une grande importance est attribuée au marquage de territoire par l’urine. Cette marque est utilisé comme le point de repère pour le chien qui la laissé, en tant qu’alerte aux autres chiens que le territoire est occupé ou donne tout simplement l’information sur les déplacements des membres de la meute. Le fait intéressant : le chien élevé en isolation dans la volière ne laisse presque pas ou pas du tout des marques de délimitation (Kaminski et Tempelmann, 835) car ils n’ont pas besoin de remplir aucune de ces fonctions.
L’odeur est aussi le moyen de l’indentification. Par exemple, le chien ne faisant pas la confiance au canal d’information visuel peur aboyer sur son propriétaire de 15 m de distance entre eux, mais il suffit qu’elle sent l’odeur de son mettre pour qu’il change brusquement son comportement.
Souvent les propriétaires des chiens essaient à tort d’empêcher à leur animal de sentir les marques d’autres chien ou sentir les autres chiens au-dessous de queue mais pour les chiens c’est « rituel » est une partie indispensable de leurs « identité social », pour s’identifier en tant que membre de plein droit de leur communauté.
Un autre problème souvent rencontré par les propriétaires : le chien essaye de se frotter dans les ordures ou autre produits ayant une odeur forte pour se couvrir de cette odeur. C’est un autre moyen de communiquer. Scientifiquement parlant le but de cette action est ce qu’on appelle « mimétisme olfactif », c’est-à-dire l’imitation d’un autre objet. Pour les chiens actuels ce comportement peut être vu en tant qu’atavisme mais pour leurs ancêtres il joue le rôle important. Ils ont utilisé l’odeur masquant leurs propre odeur pour n’est pas être reconnu pendant la chasse et de se rapprocher de plus près de la proie, pour se cacher des plus grands prédateurs, etc.
LE CANAL ACOUSTIQUE
La communication acoustique peut être divisée sur communication de prêt et communication lointaine.
La communication de prêt comprend tous les sons émises par les chiens lors d’un contact direct : grognement, plainte, jappement, claquement de dents, certains types d’aboiement, etc. La communication lointaine comprend l’aboiement et hurlement.
Commençons par la communication de prêt. La plainte est le premier signal sonore qui apparaisse chez les chiots comme la réponse sur un malaise, une douleur ou un peur. La plainte des petits chiots joue un rôle important : il stimule le soin maternelle, attire l’attention de membres adultes de la muet et retient leurs agressivité. Le grognement qui, dans la majorité des cas, est un signe de communication agressive peut légèrement varier selon l’état du chien : s’il s’apprête à attaquer ou s’il grogne pour la protection. Parfois le grognement peut être utilisé pour l’imitation de danger : par exemple quand le chien joue toute seul ou avec autres membres de sa groupe. Ainsi les chiots utilisent souvent le grognement lors de leurs jeux.
La communication lointaine est utilisée pour passer un message à distance. L’aboiement sert pour alerter ou prévenir. Malgré le fait que l’aboiement n’est pas prépondérant, il joue un rôle primordial pour les chiens de chasse par exemple. Ainsi les bons chiens de chasse sont entrainé à aboyer que lorsque ils ont trouvé la proie et en plus d’emmètre l’aboiement diffèrent en fonction de l’animal chassé. Le hurlement comprend les signaux vocaux très variés. Notamment pour les chiens sauvages il remplit des diverses fonctions, telle que l’indication de son position et la délimitation de territoire. Le hurlement peut aussi signifier le malaise ou l’isolation d’un chien.
LE CANAL VISUEL
La communication visuelle comprend la transmission de l’information par les expressions faciales, postures et les mouvements. Les spécialistes différencient environ 90 spécifiques mouvements stéréotypés chez les chiens (Goldberg, 127). Parmi ceux-ci les suivants : l’expression du museau, l’emplacement et les mouvements de la queue, la posture, mouvements des oreilles, du nez, des lèvres, de la langue, l’expression des yeux.
Ainsi la démonstration du museau avec les crocs dénudés est un signe caractéristique pour tout le chien transmettant le message de l’agression. Un autre signe de communication visuel important est la queue. Les différentes positions et la vitesse des mouvements de la queue du chien peuvent transmettre beaucoup d’information sur son état et humeur.
Ensemble des expressions visuelles servent souvent pour communiquer le rang hiérarchique dans le muet : le chien avec la position hiérarchique haute tient la queue en haut et celles de rang inférieur abaissé la queue, en l’enserrant entre les jambes. Dans un muet bien organiser ces démonstrations visuelles sert souvent pour éviter le vrai affrontement, le conflit se ressoude par une simple démonstration de sa position hiérarchique.
L’EXEMPLE
Regardons à travers d’un exemple le fonctionnement du l’ensemble des canaux de communication. Prenons la situation où un chien essaie d’apaiser un chien dominant. Le premier canal entrant en jeu est le canal acoustique : dès loin le chien subordonné va commencer sa plainte, qui va devenir plus forte au fur est à mesure de rapprochement avec le chien dominant. Au niveau visuel, le chien reprochant va serrer sa queue entre ses postérieurs, il prend la posture base, proche de terre avec ses oreilles penchés en arrière pour montrer au chien dominant son obéissance. Finalement, le dominant peut s’approcher du jeune et sentir son odeur au-dessous de la queue car cet odeur est unique pour chaque chien et lui permet l’identification facile de membres de sa meute.
L’ensemble de ces actions sont de rituel développés par les chiens, qui permettent d’éviter les conflits et assurer le fonctionnent harmonieuse dans la meute.
BIBLIOGRAPHIE :
Goldberg J., Les sociétés animales : communication, hiérarchie, territoire, sexualité… Delacheaux et Niestlé. Lausanne, Paris. 1998. Imprimé.
Kaminski J., Tempelmann S., Call J., Tomasello M. “Domestic dogs comprehend human communication with iconic signs”. Developmental science 900, 12:6 (2009): 831-837. Web. 25 décembre 2015
Lestel D., Langage et communications animales. In: Langages, 36e année, n°146, Persee, 2002. Web. 24 décembre 2015
Lorenz K., Essais sur le comportement animal et humain: Les leçons de l’évolution de la théorie du comportement, Le Seuil, Paris, 1970. Imprimé.